L’ennui, la tristesse
Toujours
La tristesse, l’ennui
Cinquante sept piges
Trois années de bonheur
Les trois premières
Lointaines et délicieuses
Rendez-moi les petits chevaux de bois
Les vieux manèges
Au fond des cours obscures
Rendez-moi mes grands yeux émerveillés
Sur le monde ouverts
Rendez-moi les vieux faubourgs
Les pavés huileux
Rendez-moi les vieux quartiers poisseux
Des rues d’Aubervilliers
Rendez-moi les 101 dalmatiens
Les contes des milles et une nuit
Rendez-moi ce vol merveilleux
Sur le dos de ce grand oiseau
Rendez-moi Ali Baba, sa caverne magique
Rendez-moi mes rêves
Les Amours imaginaires
Mon innocence perdue
Rendez-moi mon premier baiser
Rendez-moi l’espoir
La vie qui m’a tant pris
Rendez-moi mon âme volée
Rendez-moi le cœur de l’arbre
La source jaillissante
Du profond des entrailles
Rendez-moi
Le vent
La mer
Que j’aime tant
La musique des ruines de Pompéi
Rendez-moi ce vieux piano désaccordé
Poussiéreux, oublié
Au fond d’une cave
Rendez-moi
L’ Amour
Un peu
Ma seule arme
Ma seule défense
Rendez-moi ce saxophone
Qui cherche sa route
A la sortie du jazz
Rendez-moi
La vie
Author Archives: JM
Rendez-moi
Palette de mots
Palette de mots
J’écris en trempant ma plume dans la musique. J’écris encore dans l’urgence, comme je pisse, une envie pressante, qui soulage enfin, corps et esprit. J’écris souvent quand le feu passe au rouge. Quand il n’y a plus rien à faire que tirer le signal d’alarme. Alors je sors ma palette de mots et je mets du bleu sur des pétales de rose. De la dorure sur la gelée du petit matin. De la lumière dans les cris qui me perforent la poitrine. Ce que vous appelez bonheur participe à ma propre extinction. Installez dans les starting-block du pouvoir vous êtes prêt à bondir. Je vous vois tel que vous êtes, aveuglés par votre quête. Peu importe le prix! Nous payerons. Les petits, les sans noms, les sans voix, combien de temps leur donne t-on à pleurer chaque matin? Le pire, les gobent tout, béats devant les enzymes de la publicité, qui craquent leur dernier denier à miser encore et encore, qui applaudissent avec ferveur les discours venimeux et lèvent bientôt les bras dans un salut chargé de haine. Le peuple et ses idoles! Le faste et les châteaux jetés à la face des affamés. Les rêves, en veux-tu? En voilà sous toutes ces formes. Les marchands de bonheur de la publicité sont au rendez-vous cinquante fois par fois. Des lotos, des roues de la fortune où les plus cons peuvent gagner ne manquent pas de vous faire rêver. Les hordes de supporters hurlent les noms de leurs héros aux cachets innommables. On nous brandit de belles valeurs, déguisées, fausses, bafouées chaque jour. Hospitalité, tolérance, fraternité, liberté! Va donc voir ailleurs! Ici, c’est au rencart, aux oubliettes de la pseudo démocratie. La liberté de vous dire merde Monsieur le Président, est la première de toutes ces valeurs. Société de pouvoir, de l’argent dieu, du pouvoir de l’argent, société de déclin, ruinée et alors…
J’irai danser sur vos corps brulant.
Mots maudits
Mots Maudits
Je suis toujours dans l’urgence, encore. Dans l’angoisse, la détresse, le désespoir. Des mots, encore ces mots, maudits ces mots, perdus, oubliés, inconnus. Qui donc me donnera des verbes, des adjectifs, des exclamations à gueuler. Qui donc? Des mots pour photographier ma poitrine battante et suffocante sous le poids d’un grain de sable. Des mots pendus à mon cœur dans le vide. Des mots pour mes yeux aveugles dans le brouillard. Des mots comme des cachets, comme une lame, donnez-moi des mots, des mots à jeter à la face de vos miroirs vainqueurs. Des mots à exorciser toute cette souffrance qui me brule les entrailles. Des mots pour écrire avec le sang, avec les larmes sur les murs salis de vos églises. Que reste t-il? Que cette codification, des mots! Encore! Dans les dédales des labyrinthes de mon esprit errant, je cherche les formules. Dans la nuit j’attends. Lorsque j’étais enfant, la nuit, j’attendais, une voix qui me rassure, le geste d’existence, nom de Dieu! T’étais où? La souffrance des poètes, angoisse, solitude, l’avoine de l’inspiration, c’est bon pour les cafés littéraires. Ce n’est pas un choix, il n’existe rien d’autre que l’encre versé comme du sang. Quand monte l’angoisse, alors tu tailles dans le vif avec des mots dans la chair du cahier. Tu craches sur les pages, dans les lignes, dans les marges, des mots désespérés. Les mots de tempêtes qui claquent, déchirent, foudroient et crient gueulent explosent.
Sous le ciel vert d’amertume qui me consume, des crocus jouissent sous le soleil. Des tulipes pointent leur nez, raison d’espérer.
Emotions
Émotions
Le bonheur, ça ne ris pas, jamais.
Le bonheur ne se nourrit pas de futur. Il nait dans l’instant.
Il surgit comme un brin de soleil sous le fil du pinceau. Il est dans la lumière d’une toile, dans la sombre clarté.
Il est la déferlante au cœur du désert. Il est le cliché fugitif dans l’œil de la guerre.
Il est dans le drame sur la scène de la nuit. Il est à minuit, assis au cœur de Paris.
Il est dans le vent chaud et doux sous l’ombre de mes cheveux. Il est dans l’inspiration brève éphémère.
Il est l’archet du violon du pauvre. Il est dans les trois sous de fin de mois.
Il est dans l’œil du chien qui me regarde. Il est dans la foudre qui me traverse.
Il est dans cet instant magique, dans ces larmes versées, inondant la beauté des sculptures, des cloîtres et des mosquées, des temples et des cavernes.
Il est dans la seconde qui donne l’immortalité. Il est au delà du plaisir et de la joie.
Il ne se cherche pas. Il ne se calcule pas.
Il est dans cet enfant qui sautille le long du trottoir. Il est dans ses yeux endormis au fil de l’histoire.
Le bonheur c’est pas pour demain.
Graines de verbe
Graines de verbe
Je sème des graines de verbe dans mon champ de nostalgie. J’invente des mots à naître au sein de la désolation.
Des mots comme des calices avec du Monet dans les pétales. Je jette au vent mes phrases orphelines.
Je jette ma révolte solitaire au ventre de cette terre. Mes pavés ont pris le large. Il est l’heure, il est temps.
Fils! libère le vent. Pousse le au large sous les voiles de l’albatros.
Tu peux tout faire si tu veux! Invente ce monde nouveau, celui qui luit au fond du désespoir.
Le bonheur brille dans le lit de la tristesse. Le bonheur gueule le samedi soir devant les boutiques côté Barbes.
Le bonheur se vend, s’achète cinquante fois pas jour côté télé. La publicité se fout des riches, ils n’en ont pas besoin.
Ce sont toujours les pauvres qui rêvent, qui achètent.
On vous ficelle le bonheur, on l’empaquette, on le parfume, on lui file un sourire éclatant et on vous faire croire que ça sent bon.
On va surtout à cent à l’heure, faut être au top pour produire! Faut donner encore et encore, toujours, encore plus!
Société robotisée, qui produit surtout de plus en plus de tristesse, de fausses espérances. Qui se lève tous les matins pour aller à la retraite, peut-être!
La citée! Ah la citée, si joliment dressée! Mais qui donc peut y croire? Ces citées enrubannées des trois couleurs que l’on coupe avec cérémonie me font frémir.
Au pied de ses murs, la peur rentre chez elle jusqu’au couloir de la mort. Les escaliers n’ont plus de marches. Les ascenseurs s’en vont, là-bas, quelque part vers l’inconnu.
T’as plus de boîte, plus de nom!
Fils! te fait pas avoir! Faudra bien un jour tout recommencer, tout raser!
Faudra bien les récolter un jour ces champs de verbes! Ces mots d’amour! Ne te fais pas avoir! Ne fais pas confiance à tous ces faiseurs de discours!
Invente tes propres sommets! Nage au creux de ton propre océan! Suis ton propre courant! Cris tes propres souffrances! Gueule tes propres espoirs!
Retrouve ta première seconde, ouvre tes yeux pour la première fois, regarde moi! tu peux tout faire!
Écoute le vent. Écoute le chant des violons. Écoute les pauvres types qui font des mots.
Les mots qui naissent de la misère sont toujours des mots de révolte. La révolte est un chant d’amour!
C’est dans les mots que surgissent les révolutions! Dans le ventre vide que nait l’espoir!
Faudra bien un jour tout recommencer pour récolter ces gerbes de verbe.
Écoute, écoute enfin les voix de ceux qui n’ont plus de mots.
Être « Out »
Être « Out »
Cette nuit risque d’être longue, du moins jusqu’où vais-je tenir…Le dépression, je l’ai déjà dis, et sur ce point, tout le monde le reconnait est une maladie très difficile à comprendre, surtout pour l’entourage. Mais même si elle est mal comprise, on peut au moins entendre et respecter les choix du malade pour tenter de s’en sortir. Les « non malades » évoquent leurs problèmes en vous balançant, « je sais ce que sait car moi-même j’ai traversé des épreuves difficiles ». Évidemment, nous en sommes tous là, mais la dépression est une maladie à part entière et qui n’a rien à voir avec des épreuves de la vie, difficiles, que nous pouvons gérer plus ou moins bien. Ce soir, ma femme m’a jeté à la figure tout ce qu’elle pensait, suivi d’une phrase terrible: « je ne pourrai pas continuer… » cette phrase inachevée ouvre la porte à une interprétation que tout le monde peut comprendre. Le reste a suivi, la psychiatre, la psychologue, les médicaments qui « altèrent » mon raisonnement, et pas question d’aller à l’hôpital de jour (c’est ma psychiatre qui me l’a proposé vendredi dernier).
Qui donc?
Qui jamais comprendra, qui donc un jour pourra entrevoir les ombres qui me hantent.
Mes cauchemars, mes peurs, mes angoisses, mes paniques, qui donc pourra entendre le son de mes larmes, le vacarme de ma poitrine suffocante.
Chaque jour la force d’ouvrir mes paupières devient plus pesante. Lire la suite »
Angoisses nocturnes
Angoisses nocturnes
J’ai fermé mes volets, mes rideaux, la porte et j’ai pris soin de cacher les clefs de la voiture.
Pauvre idiot! comme si dans un état second je ne les trouverai pas. Lire la suite »
Recette de vie
Recette de vie
Ce soir, on m’a servi la recette de vie : « se contenter de vivre tout simplement… » puisque la vie est courte… alors voilà! se contenter!!!
Je n’y avais pas pensé, je suis le roi des imbéciles mais je reste sur une question importante pour moi: Me contenter de quoi?
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Aimez-vous
Aimez-vous
La rue m’appelle le soir, j’erre l’esprit libre au cœur de cette jungle bruyante. je vais de dédales en dédales, je suis là, je suis ailleurs.
Je suis présent mais je flotte déjà au dessus ce monde des vivants.
Je pressent comme mes dernières errances, mes dernières balades, je redevient l’invisible, le transparent, celui qu’on ne voit déjà plus tellement son ombre a disparût.
J’ai lu les oeuvres des grands sages, Gandhi, Lanza del Vasto, Le toa too king, Les Upanishad, les écrits sur le boudhisme zen, la sâgesse des grands mâitres, Ramaskina, Théodore monot (scientifique d’une grande humilité et grande sagesse)Vivekanada , l’histoire de Siddhartha, les grands écrivains et poètes de la beat génération, Jack Kerouac , Burroughts, Lawrence Ferlinghetti, Gary Snyder.
J’ai cherché dans la religion et la philosophie, notamment le bouddhisme zen, J’ai lu Allan Wast
J’a eu le privilège d’écouter les plus beaux morceaux de mudique, tu sais, ceux là même que tu n’entendras jamais à la starack de merde.
J’ai vu des paysages fabuleux, du haut des montagnes, des couchants, de levés se soleils, des brûmes magiques, j’ai vu la mer et mon imagination chevaucher ses crêtes houleuses.
Vos conventions sociales me font gerber, elles se basent sur des principes sociaux puisant leurs sources dans le juédo-christiansisme qui font de nous pauvres humains des victimes lamentables remplis de péchés d’une immense culpabilisation ou vous plonge dans un parfais dénis.
Socialement je ne m’arrange plus avec l’idée de que je me fais de la vie. J’aime, j’aime , j’aime et je souffre , souffre et souffre de ce trop d’amour versé comme un gaspillage inutile.
J’ai connu des filles remplis d’amour de haine aussi, et pire d’indifférence. J’ai connu la colère, la haine et la violence, l’apaisement et la douceur du murmure de l’eau, le calme et la douceur au sein de la nuit, sur une haute falaise désertée.
J’ai aimé les arbres, leur puissance, leur majesté et la fragilité d’une rose.
Donne-moi, donne-moi encore une raison, une raison d’espérer, de retrouver un sens.
Ces mots prononcés sont sous effets xanax avec lequel je me réconcilie ce soir, ça s’appelle le désespoir, l’abandon, la chute des bras, je n’arrive même pas à me relire,
je ne sais plus si ça a un sens, le mien peut-être sortit de mon ordinateur neurologique.
Merci à ceux qui ont des espoirs de vie, des projets, des projets communs, une main à prendre, une peau à caresser, aimer vous simplement en sachant accueillir avec simplicité ces doux moments de joies, ces instants uniques, privilégiés; aimez-vous, aimez-vous, qui que vous soyez aimez-vous.

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