Tag Archives: dépression

Être « Out »

Être « Out »

Cette nuit risque d’être longue, du moins jusqu’où vais-je tenir…Le dépression, je l’ai déjà dis, et sur ce point, tout le monde le reconnait est une maladie très difficile à comprendre, surtout pour l’entourage. Mais même si elle est mal comprise, on peut au moins entendre et respecter les choix du malade pour tenter de s’en sortir. Les « non malades » évoquent leurs problèmes en vous balançant, « je sais ce que sait car moi-même j’ai traversé des épreuves difficiles ». Évidemment, nous en sommes tous là, mais la dépression est une maladie à part entière et qui n’a rien à voir avec des épreuves de la vie, difficiles, que nous pouvons gérer plus ou moins bien. Ce soir, ma femme m’a jeté à la figure tout ce qu’elle pensait, suivi d’une phrase terrible: « je ne pourrai pas continuer… » cette phrase inachevée ouvre la porte à une interprétation que tout le monde peut comprendre. Le reste a suivi, la psychiatre, la psychologue, les médicaments qui « altèrent » mon raisonnement, et pas question d’aller à l’hôpital de jour (c’est ma psychiatre qui me l’a proposé vendredi dernier).

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Qui donc?

Qui jamais comprendra, qui donc un jour pourra entrevoir les ombres qui me hantent.
Mes cauchemars, mes peurs, mes angoisses, mes paniques, qui donc pourra entendre le son de mes larmes, le vacarme de ma poitrine suffocante.
Chaque jour la force d’ouvrir mes paupières devient plus pesante. Lire la suite »

Angoisses nocturnes

Angoisses nocturnes

J’ai fermé mes volets, mes rideaux, la porte et j’ai pris soin de cacher les clefs de la voiture.
Pauvre idiot! comme si dans un état second je ne les trouverai pas. Lire la suite »

Recette de vie

Recette de vie

Ce soir, on m’a servi la recette de vie : « se contenter de vivre tout simplement… » puisque la vie est courte… alors voilà! se contenter!!!
Je n’y avais pas pensé, je suis le roi des imbéciles mais je reste sur une question importante pour moi: Me contenter de quoi?
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Aimez-vous

Aimez-vous

La rue m’appelle le soir, j’erre l’esprit libre au cœur de cette jungle bruyante. je vais de dédales en dédales, je suis là, je suis ailleurs.
Je suis présent mais je flotte déjà au dessus ce monde des vivants.
Je pressent comme mes dernières errances, mes dernières balades, je redevient l’invisible, le transparent, celui qu’on ne voit déjà plus tellement son ombre a disparût.
J’ai lu les oeuvres des grands sages, Gandhi, Lanza del Vasto, Le toa too king, Les Upanishad, les écrits sur le boudhisme zen, la sâgesse des grands mâitres, Ramaskina, Théodore monot (scientifique d’une grande humilité et grande sagesse)Vivekanada , l’histoire de Siddhartha, les grands écrivains et poètes de la beat génération, Jack Kerouac , Burroughts, Lawrence Ferlinghetti, Gary Snyder.
J’ai cherché dans la religion et la philosophie, notamment le bouddhisme zen, J’ai lu Allan Wast
J’a eu le privilège d’écouter les plus beaux morceaux de mudique, tu sais, ceux là même que tu n’entendras jamais à la starack de merde.
J’ai vu des paysages fabuleux, du haut des montagnes, des couchants, de levés se soleils, des brûmes magiques, j’ai vu la mer et mon imagination chevaucher ses crêtes houleuses.
Vos conventions sociales me font gerber, elles se basent sur des principes sociaux puisant leurs sources dans le juédo-christiansisme qui font de nous pauvres humains des victimes lamentables remplis de péchés d’une immense culpabilisation ou vous plonge dans un parfais dénis.
Socialement je ne m’arrange plus avec l’idée de que je me fais de la vie. J’aime, j’aime , j’aime et je souffre , souffre et souffre de ce trop d’amour versé comme un gaspillage inutile.
J’ai connu des filles remplis d’amour de haine aussi, et pire d’indifférence. J’ai connu la colère, la haine et la violence, l’apaisement et la douceur du murmure de l’eau, le calme et la douceur au sein de la nuit, sur une haute falaise désertée.
J’ai aimé les arbres, leur puissance, leur majesté et la fragilité d’une rose.
Donne-moi, donne-moi encore une raison, une raison d’espérer, de retrouver un sens.
Ces mots prononcés sont sous effets xanax avec lequel je me réconcilie ce soir, ça s’appelle le désespoir, l’abandon, la chute des bras, je n’arrive même pas à me relire,
je ne sais plus si ça a un sens, le mien peut-être sortit de mon ordinateur neurologique.
Merci à ceux qui ont des espoirs de vie, des projets, des projets communs, une main à prendre, une peau à caresser, aimer vous simplement en sachant accueillir avec simplicité ces doux moments de joies, ces instants uniques, privilégiés; aimez-vous, aimez-vous, qui que vous soyez aimez-vous.

Un jour…

Je finirai un jour par descendre
Là bas ! Le long des berges
Avec mon chien, seul
Je finirai par remonter à la source
Gisant à ses pieds
Sur les monts
Sur les volcans
Dans la nuit de la renaissance
Je finirai par me hisser
Toutes voiles dehors
Vers les étoiles
Je me poserai la haut
Le regard ensoleillé
Vers les verts paradis
Les paradis oubliés
De l’inutilité
Sans rien à gagner ou à perdre
Sans vitesse sans bruit
Sans monnaie sans con
Sans usine sans rien à échanger
Sans mensonge sans vérité
Les paradis verts au bleu nuit
Rouge et jaune comme l’or
Qui brille au fond de tes yeux
Comme cet âge promis à jamais
Qui ne viendra
Je renaitrai un jour
De mes cendres
Du blanc au gris
Du gris au blond
Du blond au duvet
D’un nouveau né
Que je serai
Un jour où l’on me trouvera
Là-bas le long des berges
Seul, sans mon chien

Des mots

DES MOTS

Des mots inventés écrits sur la queue d’une comète
Des mots qui dansent sur les années lumières
Qui m’inventera une machine à formuler des théorèmes grammaticaux
Des mots à boire avec moi comme autrefois
Des mots qu’on tire à la pression
Sans mousse, avec art
Des mots qu’on prononce et qui se perdent aussitôt
Dans l’océan où je navigue
Au sein de ton corps tout chaud, dans ta cale
Ma carenne inversée
Ta voûte en berceau au creux de mon arc brisé
Ma clef, un mot qui tiendrait le monde en sa main
Des mots au bout de mes doigts
A fouiller l’imaginaire passage secret
Des mots à retourner dans ton ventre
Et m’y perdre à jamais
Le problème des mots
C’est qu’ils existent
Et parfois ça m’emmerde
L’existence des mots anciens
Et de ceux à venir
Qui me donnera le dictionnaire des mots abstraits?
Sans forme sans corps sans pensée sans rien
Le mot inventif destiné à créer l’amour
A bâtir des cathédrales, à gravir les sommets indomptables
Ou sont-ils ces mots créateurs? Générateurs de nouvelles formulation de vie?
Le SLAM existait bien avant le SLAM
LA SOLITUDE!!! Tu connais?
Juste une gueulante énorme
Une longue formulation du désespoir
Les bars à gueuler des vers sont une vieille invention
D’aussi loin qu’existent les verbes et le vin
Mon chien gueule aussi
Des verbes aboyés
Du SLAM de chien à chienne
Avec des odeurs de sang
De chienne, comme ma chienne qui attend depuis des lunes
Un beau SLAMEUR de chien
Je hurle la nuit comme les loups
Au bord de l’âbime je hurle des mots inventés
A la lune je te gueule
Sous les étoiles je me mets à genoux
Mes pauvres genoux de loup suppliant
A l’amour! au sang! à l’abreuvoir!!!
Les pavés sont lavés, séchés
Les fleurs sont ouvertes, germées
Comme le blé sur tes lèvres
Et si ton mot n’existait pas
Il n’y aurait ni toi ni rien
Le premier mot à laver du dictionnaire des inventions
Est celui de
Dieu
La palme d’or des inventions maudites.
Le drame avec Dieu serait qu’il existe.
Maudit soit-il alors!
La vie n’aurait plus aucun sens.
Quelle serait la saveur de ton parfum
Si Dieu devait me libérer de ton plaisir?
Quelle serait le sens de chaque matin
Puisque Dieu serait là dès maintenant?
A quoi bon naître puisque la mort serait notre seule liberté?
La certitude de l’existence même de dieu signerait dès lors notre propre fin.
Maudit sois-tu!
Laisse nous vivre
Encore un peu
Un peu
Sans toi…

La rue

La rue

comme la marée, ça monte et ça descend. Elle va et vient dans un lent mouvement incessant de flux et de reflux.
Je suis dans l’immobilité en dehors des flots. Les gens sont rarement seuls dans la rue, ils vont au minimum par pair, on appelle ça des couples.
Je lorgne ces couples et ils sont rares aussi ceux qui marchent vraiment ensemble. Je les devine, je les sent, chaque regard croisé est un long discours.
Il m’arrive qu’on m’interpelle avec un tutoiement prononcé d’emblé et j’aime ça. J’aime quand les gens me tutoient tout de suite, encore que ça dépend comment et par qui.
Les barrières sont brisées immédiatement.
La codification sociale fait du vouvoiement une espèce de règle de respectabilté. On me tutoie avec respect. Ce n’est pas le vouvoiement qui fait la politesse.
Il suffit d’entendre les gens s’insulter avec des « vous » à n’en plus finir.
Il y a deux jours, un femme chapeautée de paille, s’adresse à moi avec ces mots « je te connais, je t’ai déjà vu, j’en suis sûr, t’as un magasin en ville?… »
Ca m’a fait très plaisir, je pensais à mon invisibilité. Moi qui pense errer comme un fantôme dans les rues bondées de monde actuellement.
Comment était-ce possible qu’on ai pu me voir et se souvenir? J’avais donc un corps, je remplis donc un espace esprit invisible et un espace corps visible.
Hier soir, une dame agée, de la petite bourgeoisie locale m’a appelé « Monsieur » pour prendre mon chien en photo qui faisait son admiration, puis en partant elle m’a mis la main sur l’épaule en me disant « à bientôt ».
J’ai aimé ce geste poli et tendre à la fois. Son « Monsieur » et son vouvoiement ne m’ont pas géné, pourtant j’ai toujours détesté les « Monsieur » que l’on m’adresse.
Je dis toujours « Monsieur » ce n’est pas moi, c’était mon père.

Libération

Libération

Les années passent et ma révolte n’a pas pris une ride. Ma révolte a seize ans, elle est encore toute neuve. Je l’aime ma révolte, je l’aime a en crever comme cette vie. Comment accepter, capituler devant cette société qui vous bouffe par les deux bouts, qui vous succent la moelle jusqu’à vous rendre fou. La question existentielle, la substance, le sens, le non-sens, je vais dans la rue et je marche dans un autre monde, je ne suis plus chez vous, je vais dans l’ailleurs. Le paradis est mon imaginaire, vous êtes au coeur de mon enfer. J’ai des cortèges funèbres qui défilent dans mon âme, ceux de l’indifférence, ceux de l’amour, ceux de l’oubli. J’ai ta voix dans ma tête qui me promet encore ton âge d’Or, qu’il vienne, j’en suis sûr, un jour, puisque tu nous l’a juré. Nous n’avons pas d’autres choix mais l’homme n’est pas tombé encore assez bas, il doit souffrir un peu plus et tout casser avant de se relever. Mais dépêchez-vous avant qu’il ne soit trop tard, je sens bien que les limites arrivent. Je croise des regards suppliants, désespérés, sur l’hôtel des sacrifices. Nous sommes les incas des temps modernes, nous sacrifions aux dieux économiques et politiques nos frères humains. Je suis seul avec mon âme parasitée, mon cerveau n’est plus branché sur le même secteur, il a mit les voiles vers d’autres rivages. Parfois je me demande si vraiment je suis malade, je me pose la question en vous regardant…j’appuie sur le bouton et les images d’un monde abrutissants déferlent dans vos maisons, et votre « star ac » de quoi gerber, vraiment. Il vaut mieux rester dans votre monde si celui-ci vous suffit, tant mieux, le mien est fait d’une alchimie qui vous rendrait malade, de quoi perdre pied. J’ai un piano dans le désert, il joue tout seul et j’attends la dernière note.

Les mots

Les mots

les mots devraient avoir la lucidité psychopathologique. Mes mots ne naissent pas dans les dictionnaires, ils n’ont pas de rimes. Ils ne viennent pas de l’intellect, ils sont dans la peau, dans les triples. Ils n’appartiennent pas à la poésie. Ils n’ont plus de syllabes, ils ne se découpent pas. Ils ne forment pas de vers, de nombre de pieds. Ils ne sont pas fait pour être écrits, des mots étalés ne sont ni plus ni moins que des mots mis en conserve. Ils sont fait pour être gueuler, pleurer. Ce sont de simples mots, des mots simples, venant d’un comptoir, de la rue, de la tristesse, de la misère. Des mots à vous faire douter. Des mots vivants. Des mots à foutre la trouille. Des mots venus de l’ailleurs.

« Je sentais la présence de cette jeune fille handicapée derrière moi. J’ai senti ses mains sur mes épaules puis dans les cheveux, puis elle se pencha et me posa une bise sur la joue, « Tu es gentil, je t’aime bien », je lui rendis sa bise et lui dis simplement « moi aussi je t’aime bien ». Nathalie utilisait peu de mots, elle exprimait beaucoup dans le regard, la peur, la joie, la souffrance. Il y avait un vieux pervers à l’hôpital et je prenais souvent Nathalie sous ma protection avant qu’elle n’ai de violentes crises. Un jour je me suis vraiment fâché contre lui, elle était devenue comme une bête transie par la peur. Quelques jours après, ce vieux pervers est décédé. J’ai éprouvé une joie intense, la mort n’est pas toujours triste. N’est-ce pas Nathalie? »

Et si les mots pouvaient tuer…