La solitude, réflexions.
La solitude, dans le refuge de mon exil est le seul moyen actuel de trouver la paix, un peu de repos.
C’est toutefois ce que l’on peut être tenté de croire. Cependant, la solitude est toujours perturbée du fait de mes idées. Elles sont là, trottantes dans le flux incessantes des ondes migratrices de mon cerveau. Il y a toujours des ombres perturbatrices qui me rappellent à ma condition d’existence laborieuse. Il y a toujours des êtres que je haïs, des indifférents passeurs et ceux que j’aime, peu nombreux faut dire, de moins en moins nombreux.
Et oui je fais de l’amour écologique, je fais ma sélection, mon tri, j’aime qui je veux. J’aime ces gens qui portent un ciel tourmenté, orageux, prêt à s’enflammer au-dessus de leur tête. J’aime les gens qui pleurent la nuit, crient, hurlent, tapent dans les murs. Je les aime puisqu’on se connait, on se reconnait, c’est facile alors d’aimer ou d’être aimé. C’est une histoire d’ethnie, c’est de l’amour politique, « tu votes pour qui?, alors viens camarade, je t’aime ».
Rien ne vous oblige en rien, aimez-vous, de Paris ou de Marseille, moi je n’peux pas. Les encartés, les portes-drapeau, les sonneurs de cloches, les moralisateurs de tout bord me donnent la nausée. Je n’appartiens à aucun clan, il y a des gens qui pleurent la nuit, que j’aime et d’autres qui m’emmerdent.
Allez savoir pourquoi? Je ne sais pas.
Le problème avec la solitude, c’est que j’aime trop aimer et être aimé.
Tant qu’il y aura une rose sur terre, je ne serais jamais seul et l’idée me convient parfaitement.
Aimer une rose qui vous a ranimée sous son calice saignant, qui vous a donnée ce sang de la vie et offert une nouvelle naissance. Une fleur une seule, et t’es encore vivant, voilà le miracle.
Faudrait donc pour être seul n’avoir ni rose, ni rien. Ce qui m’est impossible.
Ma solitude est un état impermanent, c’est selon l’image que je m’en fais.
Il y a toujours un livre, une idée, une image, une photo, réels ou dans ma tête qui me servent de cordon ombilical et brisent ma solitude. Ne venez pas confondre la solitude et l’isolation, la solitude est souvent très forte, marchant sur ces trottoirs foulés par des milliers de pas.
Je m’isole, je m’exile pour mieux me remplir.
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